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<title>Iron</title> 
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 <title>Déviation</title> 
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 <title>La convergence s&#039;impose</title> 
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Philosophie 
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&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Il y a trois fa&amp;ccedil;ons
de vivre son &amp;eacute;poque. La premi&amp;egrave;re &amp;eacute;tant d&#039;aller
en son sens et de l&#039;entretenir, la seconde, de ne rien en faire et de
se laisser porter par le courant sans se soucier de son sens, et la
troisi&amp;egrave;me, s&#039;y opposer. De toute &amp;eacute;vidence, les deux
premi&amp;egrave;res se rejoignent, comme le vote blanc ne fait que
confirmer la victoire de la majorit&amp;eacute;. Pour un philosophe, un
intellectuel au sens large, un artiste, et simplement un citoyen, la
question de l&#039;action ne devrait donc m&amp;ecirc;me pas se poser. Ceci
conclut &amp;agrave; un probl&amp;egrave;me que j&#039;avais rencontr&amp;eacute;
r&amp;eacute;cemment : un philosophe doit-il &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;actif &amp;agrave;
son &amp;eacute;poque, ou l&#039;&amp;eacute;tudier comme un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne
s&amp;eacute;par&amp;eacute; ? Et, finalement, jouer le r&amp;ocirc;le
d&#039;historien du pr&amp;eacute;sent. Cela sert, au mieux, &amp;agrave; remuer
de la poussi&amp;egrave;re et des pages jaunies. Mais, en
instrumentalisant ses recherches, en les mettant en situation, elles
deviennent utiles et int&amp;eacute;ressantes. J&#039;ai donc &amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;cid&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;
de me remettre en guerre.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Encore faut-il s&#039;y
remettre intelligemment. Comment puis-je, avec les outils dont je
dispose (un parti politique, internet,...) construire un argumentaire
efficace qui ait une port&amp;eacute;e suffisante pour qu&#039;il serve &amp;agrave;
quelque chose ? Le plus int&amp;eacute;ressant serait &amp;eacute;videmment
de s&#039;attaquer &amp;agrave; des points pr&amp;eacute;cis de l&#039;expression de ce
que je nommerai le &amp;laquo;&amp;nbsp;neocapitalisme&amp;nbsp;&amp;raquo;, mais
ceci est limit&amp;eacute;. Cela soul&amp;egrave;vera un temps l&#039;indignation
de personnes qui sont particuli&amp;egrave;rement sensibles &amp;agrave; tel
ou tel sujet, et puis la p&amp;acirc;te retombera. En revanche, si je
construit un syst&amp;egrave;me d&#039;analyse plus large, il aura davantage
d&#039;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, mais sera plus ardu et plus obscur, et donc
aura moins de port&amp;eacute;e. De toute &amp;eacute;vidence, il faut faire
les deux. Une troisi&amp;egrave;me t&amp;acirc;che est importante : avoir
l&#039;infrastructure n&amp;eacute;cessaire pour que ma voix ait un &amp;eacute;cho
et celles des autres bien entendu. Il faut donc r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir
&amp;agrave; la mani&amp;egrave;re dont on pourrait unir les choses que l&#039;on
poss&amp;egrave;de d&amp;eacute;j&amp;agrave; afin d&#039;en cr&amp;eacute;er une
nouvelle, plus efficace et plus forte.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Dans un premier lieu, il
serait bon de cr&amp;eacute;er une sorte de syndication. Par exemple,
cr&amp;eacute;er un &amp;laquo;&amp;nbsp;label&amp;nbsp;&amp;raquo; que pourraient porter
toute organisation qui accepterait telle ou telle valeur. Ainsi, il
serait possible de cr&amp;eacute;er une &amp;laquo;&amp;nbsp;communaut&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;
autour d&#039;une seule et m&amp;ecirc;me chose et de lentement, mais
s&amp;ucirc;rement, rapprocher les diff&amp;eacute;rentes organisations les
unes des autres.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
On pourrait, par exemple,
y placer l&#039;anticapitalisme, les droits de l&amp;nbsp;&#039;Homme, etc... avec
des organisations fondatrices. Et ici, il faut s&#039;y prendre avec des
pincettes. On pourrait y voir le PTB, la LCR, ATTAC, Indymedia,
European Left ou que sais-je encore, mais une chose : ne pas mettre
d&#039;autres fronti&amp;egrave;res que les id&amp;eacute;es communes. Ainsi,
progressivement cr&amp;eacute;er un projet commun qui parte d&#039;une
situation de dissociation totale bas&amp;eacute;e sur des diff&amp;eacute;rences
obsol&amp;egrave;tes, &amp;agrave; une situation de mise en commun bas&amp;eacute;
sur des similitudes fondamentales.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Soyons pragmatiques et
jetons-en les bases avec les principaux int&amp;eacute;ress&amp;eacute;s.
Cette premi&amp;egrave;re &amp;eacute;tape ne doit pas durer plus de deux
semaines.
&lt;/p&gt; 
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 <title>Log - 08.07.17</title> 
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&lt;/style&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Je l&#039;ai certainement d&amp;eacute;j&amp;agrave;
dit plusieurs fois, mais voil&amp;agrave; des ann&amp;eacute;es que je tente
de coucher sur papier ce qu&#039;&amp;nbsp;il y a de plus profond en moi, ce
qui me passe par la t&amp;ecirc;te, ce flux de pens&amp;eacute;es, ces
r&amp;eacute;flexions sans mots, et &amp;agrave; chaque fois je me dis la
m&amp;ecirc;me chose. Je vais &amp;eacute;crire. Cela prenait toujours des
proportions exag&amp;eacute;r&amp;eacute;es, pompeuses, je parlais de cela &amp;agrave;
tout le monde, et une fois de plus j&#039;&amp;eacute;tais d&amp;eacute;termin&amp;eacute;
&amp;agrave; &amp;eacute;crire quelque chose digne de moi, de montrer ce qui
&amp;eacute;tait en moi, probablement pour prouver que je n&#039;&amp;eacute;tais
pas une t&amp;ecirc;te vide. Mais je ne savais pas quoi &amp;eacute;crire
quand j&#039;&amp;eacute;tais devant ma feuille de papier. En fait, quand on
r&amp;eacute;unit toutes les feuilles que j&#039;ai gratt&amp;eacute;es ces deux
derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, on peut y voir un genre de journal
intime. Je n&#039;&amp;eacute;crivais pas tous les jours, loin de l&amp;agrave;.
Il pouvait se passer des semaines sans que j&#039;&amp;eacute;crive une seule
ligne. Le plus souvent, il y avait le d&amp;eacute;but d&#039;un texte qui
devait &amp;ecirc;tre beaucoup plus long, mais que je n&#039;avais jamais le
courage de finir. Est ce par manque d&#039;inspiration ou par honte de ce
que j&#039;allais &amp;eacute;crire plus tard, chaque page ressemble un peu &amp;agrave;
une ruine, comme lorsqu&#039;on voit une rang&amp;eacute;e de colonnes de
marbre sont en fait l&#039;entr&amp;eacute;e d&#039;un temple grec d&amp;eacute;truit.
Mais mon temple &amp;agrave; moi n&#039;est pas encore construit.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
N&amp;eacute;anmoins,
j&#039;&amp;eacute;prouve souvent le besoin et l&#039;envie d&#039;&amp;eacute;crire. Les
pens&amp;eacute;es, le flux de pens&amp;eacute;e, est pour moi p&amp;eacute;nible
si il ne d&amp;eacute;borde pas sur le &amp;laquo;&amp;nbsp;monde mat&amp;eacute;riel&amp;nbsp;&amp;raquo;
de temps en temps. Il faut qu&#039;il montre une partie de lui,
timidement, comme si je voulais jeter le myst&amp;egrave;re sur mes
propres id&amp;eacute;es. C&#039;est peut &amp;ecirc;tre l&amp;agrave; aussi un trait
de ma personnalit&amp;eacute;, ne jamais dire les choses compl&amp;egrave;tement,
donner l&#039;envie d&#039;en savoir plus mais de ne jamais rien ajouter,
laissant le lecteur d&amp;eacute;sabus&amp;eacute; et assoiff&amp;eacute;. Mais
encore faudrait-il que quelqu&#039;un lise mes feuillets. A part ceux
directement dactylographi&amp;eacute;s comme celui ci, tr&amp;egrave;s peu
ont &amp;eacute;t&amp;eacute; lus, si pas aucun. En ce moment m&amp;ecirc;me,
alors que j&#039;ai envie d&#039;&amp;eacute;crire, je me demande si je ne devrais
pas dactylographier les autres feuilles, maintenant. Si je
m&#039;&amp;eacute;coutais, je serais d&amp;eacute;j&amp;agrave; en train de fouiller
ma chambre pour les retrouver. Je suis volubile, probablement
irresponsable et incapable de mener un projet &amp;agrave; bien.
Impulsif. D&#039;ailleurs, je n&#039;arriverai tr&amp;egrave;s certainement &amp;agrave;
rien dans ma vie. A moins qu&#039;un miracle se produise, je n&#039;aurai
jamais la maturit&amp;eacute; suffisante pour avoir une situation stable.
C&#039;est ce qui fait de moi, en plus de quelqu&#039;un artistiquement
st&amp;eacute;rile, un &amp;ecirc;tre en marge de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Regardez donc l&#039;empire
visuel qui se dresse devant moi ! D&#039;ici, je peux tout voir. Je
regarde les autres vivre, travailler, s&#039;amuser, pleurer, sans jamais
r&amp;eacute;ellement participer. Parfois, j&#039;aimerais faire partie de ce
tout, &amp;ecirc;tre un rouage et me sentir utile, n&amp;eacute;cessaire.
Mais si jamais je m&#039;y place, rapidement je m&#039;essouffle et finit par
c&amp;eacute;der. Foucault me dirait certainement qu&#039;on ne peut d&amp;eacute;cemment
penser cela, que nous sommes travers&amp;eacute;s par la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;,
que nous baignons dedans, et que nous jouons un r&amp;ocirc;le, que nous
le voulions ou non. Il a tr&amp;egrave;s certainement raison. Il
n&#039;emp&amp;ecirc;che que si j&#039;&amp;eacute;tais un ouvrier communal, je serais
celui qui regarde les autre travailler, assis sur la remorque. Et
donc, dans ce corps socialement inerte, il y a une densit&amp;eacute;
d&#039;id&amp;eacute;es infinie, et l&amp;agrave; aussi, on peut comprendre
pourquoi j&#039;&amp;eacute;cris. Pour me prouver que je suis bel et bien en
vie, que j&#039;ai une fonction. Certains disent qu&#039;on ne peut parler que
de ce qu&#039;on conna&amp;icirc;t. Il me faudrait donc &amp;eacute;crire sur
l&#039;ennui. On pourrait s&#039;imaginer qu&#039;observer le monde vivre et
s&#039;agiter doit &amp;ecirc;tre passionnant, que l&#039;on doit en tirer une
connaissance de l&#039;homme formidable, que l&#039;on doit s&#039;assagir en
regardant les autres commettre des erreurs &amp;agrave; notre place. H&amp;eacute;
bien, pas du tout. En fait, je ne les regarde pas vraiment. Bien
entendu, il m&#039;arrive souvent de penser &amp;agrave; eux, de r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir
&amp;agrave; l&#039;homme-fonction, mais rarement &amp;agrave; l&#039;homme-exp&amp;eacute;rience.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
La v&amp;eacute;rit&amp;eacute;,
la voila. Je m&#039;emmerde. Et &amp;eacute;crire mon ennui, c&#039;est
probablement la chose la plus concr&amp;egrave;te et la plus motivante
que je puisse faire. Il y a n&amp;eacute;anmoins une chose qui attire
particuli&amp;egrave;rement mon attention. La philosophie, l&#039;art de
s&#039;asseoir sur un banc et de ne rien faire. Voil&amp;agrave; un travail
ad&amp;eacute;quat. Ainsi, on peut justifier son flux de pens&amp;eacute;e
comme mode de subsistance en le comprenant comme fonction, et non
comme &lt;em&gt;n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;&lt;/em&gt;. Et puis, j&#039;aime beaucoup
analyser, comprendre. Quelqu&#039;un qui travaille, qui est un membre
actif de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; ne peut r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir
comme moi je r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chis. Il n&#039;en a tout simplement pas
le temps. Mais en restant &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;cart, on peut comprendre
les choses diff&amp;eacute;remment, ne plus voir le monde de fa&amp;ccedil;on
manich&amp;eacute;enne, limit&amp;eacute;e, mais tenter de le voir comme un
tout, de voir la fa&amp;ccedil;on dont il &amp;eacute;volue et ce qui s&#039;y
dessine mais ne se dit pas.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
En somme, je suis un
parasite. Je suis le sabot du sabotage, mais pas le saboteur ; je
suis inerte.
&lt;/p&gt; 
</content> 
</entry> 
 
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 <id>tag:www.echosdunet.org,2008-05-20:8031</id>
 <title>Foetus, 1</title> 
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 <modified>2008-05-20T02:32:24+02:00</modified> 
 <issued>2008-05-20T02:32:24+02:00</issued> 
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 <summary type="text/plain"> 
Ainsi le r&amp;egrave;gne de l&#039;enfant-Roi se termine 
Point de drapeau br&amp;ucirc;l&amp;eacute; ou de bruine 
Seuls restent le N&amp;eacute;ant et l&#039;embryon 
Le vieux foetus vomit du cocon 
Se plie en ...</summary> 
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 <name>iron</name> 
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<dc:subject>
Poésie 
</dc:subject> 
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 &lt;p&gt;
Ainsi le r&amp;egrave;gne de l&#039;enfant-Roi se termine&lt;br /&gt;
Point de drapeau br&amp;ucirc;l&amp;eacute; ou de bruine&lt;br /&gt;
Seuls restent le N&amp;eacute;ant et l&#039;embryon&lt;br /&gt;
Le vieux foetus vomit du cocon&lt;br /&gt;
Se plie en vain et se contorsionne&lt;br /&gt;
Cherchant le t&amp;eacute;ton de la m&amp;egrave;re, le sein de la bonne&lt;br /&gt;
Il se dissout dans le N&amp;eacute;ant&lt;br /&gt;
Il a froid mais ne s&#039;&amp;eacute;leve pas&lt;br /&gt;
Ainsi meurent &amp;eacute;touff&amp;eacute;s l&#039;enfant et le Roi
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
20/05. 
&lt;/p&gt; 
</content> 
</entry> 
 
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 <id>tag:www.echosdunet.org,2008-05-02:7944</id>
 <title>Le discours gourmand</title> 
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 <created>2008-05-02T00:36:43+02:00</created> 
 <summary type="text/plain"> 
  
 
 
 
 
 
 
 
   Cette
r&amp;eacute;flexion m&#039;est venue &amp;agrave; la suite du visionnage d&#039;un
magazine sur France 5 qui parlait des mensonges de l&#039;industrie
alimentaire sur les vertus ...</summary> 
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Philosophie 
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&lt;title&gt;&lt;/title&gt;
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&lt;meta content=&quot;20080501;384400&quot; name=&quot;CREATED&quot; /&gt;
&lt;meta content=&quot;20080501;13264400&quot; name=&quot;CHANGED&quot; /&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Cette
r&amp;eacute;flexion m&#039;est venue &amp;agrave; la suite du visionnage d&#039;un
magazine sur France 5 qui parlait des mensonges de l&#039;industrie
alimentaire sur les vertus de leurs produits, en mati&amp;egrave;re de
sant&amp;eacute; et de perte de poids. Aujourd&#039;hui, bien plus que de
d&amp;eacute;noncer des personnes, des groupes pr&amp;eacute;cis qui
pourraient jouer un r&amp;ocirc;le n&amp;eacute;gatif dans ce domaine, je
voudrais attirer votre attention sur le m&amp;eacute;canisme de la
diffusion des informations au sujet de l&#039;alimentation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Il
y a aujourd&#039;hui un mod&amp;egrave;le humain  clairement d&amp;eacute;finit
par les m&amp;eacute;dia au sens large. Au lieu d&#039;y voir ici un plan
d&amp;eacute;moniaque de tentative de normalisation totale de la
population r&amp;eacute;sultant d&#039;un complot bourgeois international,
j&#039;aimerais plut&amp;ocirc;t mettre l&#039;accent sur un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne
sans conscience immanente : la mise sur le march&amp;eacute; de l&#039;humain
en pi&amp;egrave;ces d&amp;eacute;tach&amp;eacute;es. Que ce soit son physique,
son alimentation, sa sant&amp;eacute;, sa nourriture spirituelle, sa
sexualit&amp;eacute;, etc, tout est &amp;agrave; vendre. Mais pour pouvoir
proposer un produit concernant une de ces facettes qui soit
potentiellement consommable par un public cible bien d&amp;eacute;fini,
il faut avant tout un mod&amp;egrave;le de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence. Ce
mod&amp;egrave;le va servir &amp;agrave; inciter la population-cible &amp;agrave;
consommer tel ou tel produit pour s&#039;aligner sur ce mod&amp;egrave;le et
en consommer d&#039;autres pour s&#039;y tenir. Cette mise en vente g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale
est une n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de l&#039;imp&amp;eacute;rialisme pour ouvrir
de nouveaux march&amp;eacute;s &amp;agrave; l&#039;int&amp;eacute;rieur m&amp;ecirc;me de
son fief. Cette n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; n&#039;a pas de conscience propre,
c&#039;est une &amp;eacute;volution, une n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; historique de
l&#039;imp&amp;eacute;rialisme. En somme, quand on a repeint tout le mur, on
rajoute une couche, sans quoi il n&#039;y aurait plus aucun int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t
de poss&amp;eacute;der de la peinture. C&#039;est une premi&amp;egrave;re chose.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans
cette mise en vente g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, il y a, c&#039;est le sujet de
cet article, l&#039;alimentation. Ce n&#039;est pas une caract&amp;eacute;ristique
parmi d&#039;autres, car elle est une fonction majeure du corps humain. Il
faut, pour comprendre l&#039;ensemble du probl&amp;egrave;me, n&#039;en oublier
aucune dimension. L&#039;alimentation est vitale pour le corps humain, et
de ce fait, elle est un besoin qui est enracin&amp;eacute; en nous jusque
dans notre instinct. Cette n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; biologique a,
au-del&amp;agrave; de son importance physiologique, une importance
psychologique. Dans l&#039;alimentation, il y a le plaisir de
l&#039;alimentation, de l&#039;acte, du ressenti, le plaisir de se lib&amp;eacute;rer
d&#039;un manque lors de la nourriture. Ensuite, il y a une question
d&#039;identit&amp;eacute;. Nous avons tendance &amp;agrave; l&#039;oublier, notre
personnalit&amp;eacute;, notre mode de vie, notre origine culturelle
d&amp;eacute;finit notre alimentation. En consommant un produit
manufactur&amp;eacute;, un aliment issu du march&amp;eacute; mondial, nous
nous identifions inconsciemment &amp;agrave; ce mode de production, nous
en d&amp;eacute;pendons &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;de
facto&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;,
d&amp;eacute;laissant petit &amp;agrave; petit d&#039;autres sources
d&#039;alimentation, car plus co&amp;ucirc;teuses ou qui demandent trop de
temps de pr&amp;eacute;paration, tels que les produits bruts &amp;agrave;
cuisiner que l&#039;on trouve sur les march&amp;eacute;s de quartier. Ce
changement de comportement est, dans un monde o&amp;ugrave; nous avons de
moins en moins de temps &amp;agrave; consacrer &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;laboration
de notre identit&amp;eacute; alimentaire, la premi&amp;egrave;re &amp;eacute;tape
du discours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Cette
alimentation rapide et irr&amp;eacute;fl&amp;eacute;chie est devenue une
n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; pour la population active, et donc des
enfants qui sont &amp;agrave; sa charge. Nous sommes pass&amp;eacute;s, en
quelques d&amp;eacute;cennies seulement, d&#039;une alimentation issue de la
production strictement nationale et le plus souvent artisanale, &amp;agrave;
la consommation de produits manufactur&amp;eacute;s, en provenance de
l&#039;&amp;eacute;tranger, ou plus simplement d&amp;eacute;pendants du march&amp;eacute;
mondial. Aujourd&#039;hui, cette source est devenue naturelle pour les
nouvelles g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations. Bien entendu, beaucoup se posent
la question de l&#039;&amp;eacute;cologie, mais une minorit&amp;eacute; seulement
se pose la question de cette subversion radicale de notre mode de
vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Il
y a, n&amp;eacute;anmoins, une certaine image encore du &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;produit
du terroir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;.
C&#039;est une question profond&amp;eacute;ment identitaire. Par cette
appellation, on donne une authenticit&amp;eacute; au produit, on lui
donne une valeur sentimentale, un sentiment de pouvoir encore
profiter des petits plaisirs du monde ancien. Sans chercher &amp;agrave;
les r&amp;eacute;tablir, on se sent poss&amp;eacute;der une &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;plus-value
identitaire&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;
le temps d&#039;un repas. Le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;produit
du terroir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;
fait plus office de vieille fa&amp;ccedil;ade qu&#039;il faut nettoyer de
temps en temps que de r&amp;eacute;elle alternative &amp;agrave;
l&#039;alimentation globalis&amp;eacute;e dans le mode de vie alimentaire
occidental. Mais on pr&amp;ecirc;te souvent d&#039;autres vertus &amp;agrave; ce
produit. Si on critique la nouvelle alimentation comme &amp;eacute;tant
nocive pour la sant&amp;eacute;, bourr&amp;eacute;e de sucre et de mati&amp;egrave;res
grasses, alors ce vestige du monde ancien est, de son antagonisme
avec le mode de production &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle,
n&amp;eacute;cessairement bonne pour la sant&amp;eacute; et innocent&amp;eacute;e
de toute nuisance potentielle. D&amp;egrave;s lors, tout ce qui affiche
un caract&amp;egrave;re naturel (fruits, laitages, l&amp;eacute;gumes) est &amp;agrave;
consommer aveugl&amp;eacute;ment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce
d&amp;eacute;tail qui n&#039;en est pas un nous am&amp;egrave;ne le second point
du probl&amp;egrave;me discursif : l&#039;alerte sanitaire. La population
s&#039;est rapidement habitu&amp;eacute;e &amp;agrave; cette nouvelle
alimentation, ne faisant globalement plus qu&#039;un avec ce mode de
production. Mais voil&amp;agrave; que dans cette symbiose parfaite entre
pauvret&amp;eacute; et mode de production &amp;agrave; prix bas un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment
perturbateur vient s&#039;ajouter : la sant&amp;eacute;. Les m&amp;eacute;decins
s&#039;apercevant apr&amp;egrave;s coup de la d&amp;eacute;gradation de la sant&amp;eacute;
de la population due &amp;agrave; ce nouveau mode de vie alimentaire,
lance l&#039;alerte sanitaire et fait frissonner le consommateur.
Rapidement, ce probl&amp;egrave;me va permettre &amp;agrave; l&#039;industrie
alimentaire de relancer la concurrence et la consommation. En effet,
comme les consommateurs vont commencer &amp;agrave; rechercher des
produits &amp;agrave;-priori bons pour la sant&amp;eacute;, il y aura une
nouveau &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;p&amp;ocirc;le
concurrentiel&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;
et l&#039;arriv&amp;eacute;e sur le march&amp;eacute; de nouveaux produits qui
viendront s&#039;additionner aux autres. Le mode de production ayant l&#039;air
de s&#039;&amp;ecirc;tre plus ou moins adapt&amp;eacute; &amp;agrave; la nouvelle
demande, la symbiose est conserv&amp;eacute;e. Le discours publicitaire
se modifie donc pour avaler si j&#039;ose dire le discours scientifique
avec une pr&amp;eacute;cision assez relative.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Un
autre &amp;eacute;l&amp;eacute;ment, directement li&amp;eacute; &amp;agrave; l&#039;alerte
sanitaire vient s&#039;installer : l&#039;arriv&amp;eacute;e avec les m&amp;eacute;dia
du mod&amp;egrave;le esth&amp;eacute;tique. Si aujourd&#039;hui le ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne
s&#039;&amp;eacute;tend &amp;agrave; l&#039;int&amp;eacute;rieur de la gente masculine,
c&#039;est principalement les femmes qui sont concern&amp;eacute;es au d&amp;eacute;part.
La femme se lib&amp;eacute;rant des cha&amp;icirc;nes que le capitalisme
patriarcal lui avait directement impos&amp;eacute;e &amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute;
dans l&#039;obligation de se red&amp;eacute;finir. Mais le syst&amp;egrave;me
n&#039;ayant jamais dit son dernier mot va rapidement imposer une norme de
la femme libre et moderne. Elle a le droit &amp;agrave; la beaut&amp;eacute;.
Le mod&amp;egrave;le : am&amp;eacute;ricain. La source : t&amp;eacute;l&amp;eacute;visuelle.
Ce mod&amp;egrave;le va commencer par transiter par le cin&amp;eacute;ma. Les
actrices charmantes &amp;ndash; mais bien souvent dans des r&amp;ocirc;les soumis
-  vont donner une nouvelle perspective &amp;agrave; la femme. Puis, avec
l&#039;arriv&amp;eacute;e de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision, ce ne sera plus
seulement un mod&amp;egrave;le que l&#039;on ira admirer au cin&amp;eacute;ma, ce
sera un mod&amp;egrave;le f&amp;eacute;minin directement import&amp;eacute; dans
les foyers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;L&#039;industrie
alimentaire ne va pas tarder &amp;agrave; comprendre qu&#039;il y a l&amp;agrave;
un r&amp;ocirc;le majeur &amp;agrave; jouer. L&#039;image de la femme, dans son
r&amp;ocirc;le le plus m&amp;eacute;diocre, celui que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;
patriarcale lui donne en guise de lib&amp;eacute;ration, c&#039;est avant tout
une silhouette, un corps qu&#039;il faut entretenir. L&#039;alimentation,
source principale de la constitution du corps, va jouer un r&amp;ocirc;le
d&amp;eacute;terminant. Et l&amp;agrave; o&amp;ugrave; il va devenir
particuli&amp;egrave;rement puissant, c&#039;est au moment o&amp;ugrave; il va se
coupler avec la r&amp;eacute;ponse du discours publicitaire &amp;agrave;
l&#039;alerte sanitaire. Je crois qu&#039;il faut voir dans ce bin&amp;ocirc;me un
seul et m&amp;ecirc;me fait, qui est la volont&amp;eacute; de construire un
mod&amp;egrave;le quasiment impossible &amp;agrave; atteindre sur lequel, &amp;agrave;
travers les produits &amp;agrave; vertus amincissantes et bons pour la
sant&amp;eacute;, il va falloir pousser la population &amp;agrave; s&#039;aligner
pour conserver une consommation r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re de produits
inutiles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;N&amp;eacute;anmoins,
avec la nouvelle mode m&amp;eacute;diatique qui est de crier au loup
syst&amp;eacute;matiquement lorsqu&#039;une nouvelle d&amp;eacute;couverte ou
qu&#039;un nouveau probl&amp;egrave;me surgit afin de faire peur &amp;agrave; la
population, il y a de plus en plus de d&amp;eacute;bats au sujet de la
consommation des occidentaux. Comment expliquer, alors que les
scientifiques ont enfin droit &amp;agrave; la parole, que la mise en
garde est devenue syst&amp;eacute;matique au point de devenir
parano&amp;iuml;aque, que les choses ne changent pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;C&#039;est la
derni&amp;egrave;re &amp;eacute;tape. Celle de la &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;d&amp;eacute;pendance&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;.
Bien entendu, ce n&#039;est pas une d&amp;eacute;pendance chimique, telle que
la drogue. Cette d&amp;eacute;pendance est structurelle, sociale, et
hautement politique. Le discours publicitaire sur les produits
alimentaires est un &amp;eacute;norme noeud que l&#039;on doit d&amp;eacute;m&amp;ecirc;ler.
Il faut, pour savoir exactement ce que l&#039;on ach&amp;egrave;te, ce que
l&#039;on mange, beaucoup de patience et de temps pour aller voir derri&amp;egrave;re
l&#039;information. C&#039;est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment ce dont l&#039;occidental
moyen manque aujourd&#039;hui. Tout comme il n&#039;a pas toujours le courage
de s&#039;int&amp;eacute;resser en profondeur &amp;agrave; la politique, il n&#039;aura
pas plus le courage de se renseigner sur la composition de chaque
produit qu&#039;il consomme et de lire les derniers rapports
scientifiques. D&#039;autant plus que ces derniers sont &amp;eacute;crits dans
un langage bien pr&amp;eacute;cis, r&amp;eacute;serv&amp;eacute;s aux
scientifiques eux-m&amp;ecirc;me.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Quand
l&#039;Homme rentre de son travail, il a une s&amp;eacute;rie encore
d&#039;obligations &amp;agrave; remplir. M&amp;eacute;nage, approvisionnement du
frigo, s&#039;occuper des enfants, etc. Apr&amp;egrave;s une journ&amp;eacute;e
bien remplie, c&#039;est simple, il n&#039;a plus qu&#039;une envie : se jeter sur
le canap&amp;eacute; et se reposer. Tout est fait d&#039;ailleurs pour qu&#039;il
en aie envie. Les programmes t&amp;eacute;l&amp;eacute;vis&amp;eacute;s les plus
populaires et les plus simples d&#039;esprits sont diffus&amp;eacute;s aux
heures de grande &amp;eacute;coute. Il y a le rituel du repas familial
pendant le journal, voir apr&amp;egrave;s. Ces moments de r&amp;eacute;confort
sont tr&amp;egrave;s souvent pratiqu&amp;eacute;s devant la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision.
C&#039;est donc quand le niveau de concentration est le plus faible, quand
plus personne n&#039;a envie de se d&amp;eacute;fendre contre quoi que ce soit
mais de pouvoir laisser son esprit se reposer que vient la publicit&amp;eacute;.
Sur certaines cha&amp;icirc;nes, les programmes ne sont que des
transitions entre deux pages de publicit&amp;eacute;s. Ce qui va &amp;ecirc;tre
dit lors d&#039;une publicit&amp;eacute; ne sera pas souvent analys&amp;eacute;,
il sera enregistr&amp;eacute; et l&#039;inconscient, parfois m&amp;ecirc;me une
conscience directe, fera le reste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;Mais
prenons le cas de quelqu&#039;un qui ait le courage de d&amp;eacute;crypter,
de r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir un peu &amp;agrave; l&#039;information qu&#039;il
re&amp;ccedil;oit. Il va rester inform&amp;eacute;, parfois se documenter.
Tr&amp;egrave;s rapidement, il sera confront&amp;eacute; &amp;agrave; l&#039;immense
multiplicit&amp;eacute; des discours. Le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;
labyrinthe discursif&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;
est un m&amp;eacute;lange entre diff&amp;eacute;rents discours scientifiques,
parfois douteux (car le discours scientifique peut &amp;ecirc;tre faux,
m&amp;ecirc;me si c&#039;est la base de notre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;recherche
de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;
actuelle), le discours de l&#039;industrie, et celui des m&amp;eacute;dia. En
fait, on ne comprend rapidement plus grand chose, et nous nous
perdons dans une multitude d&#039;informations.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000&quot;&gt;&lt;span&gt;On
ne peut que difficilement contourner ce m&amp;eacute;canisme de
d&amp;eacute;pendance, &amp;agrave; moins d&#039;avoir fait des &amp;eacute;tudes de
m&amp;eacute;decine, d&#039;&amp;eacute;conomie, et de comprendre r&amp;eacute;ellement
les enjeux de ce nouveau discours gourmand. Voici comment, apr&amp;egrave;s
une analyse succincte, j&#039;explique la fa&amp;ccedil;on dont le discours
publicitaire nous encercle et d&amp;eacute;finit la composition de notre
assiette.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-BE&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt; 
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 <title>10 avril.</title> 
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 <modified>2008-04-25T22:34:29+02:00</modified> 
 <issued>2008-04-25T22:34:29+02:00</issued> 
 <created>2008-04-25T22:34:29+02:00</created> 
 <summary type="text/plain"> 10 avril 2008.  &amp;nbsp; 
 
 
  Depuis toujours, depuis mon 
tous-jours &amp;agrave; moi, j&amp;rsquo;ai une soif d&amp;rsquo;apprendre, une soif de comprendre, 
que je n&amp;rsquo;arrive jamais &amp;agrave; ...</summary> 
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 <name>iron</name> 
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<dc:subject>
Général 
</dc:subject> 
 <content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://iron.echosblogs.org"> 
 &lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;10 avril 2008.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; Depuis toujours, depuis mon 
tous-jours &amp;agrave; moi, j&amp;rsquo;ai une soif d&amp;rsquo;apprendre, une soif de comprendre, 
que je n&amp;rsquo;arrive jamais &amp;agrave; &amp;eacute;tancher. Ma vie jusqu&amp;rsquo;ici se r&amp;eacute;sume 
&amp;agrave; emmagasiner des connaissances, principalement sur l&amp;rsquo;Homme et sur 
la fa&amp;ccedil;on dont il voit le monde, mais &amp;agrave; aucun moment je n&amp;rsquo;ai &amp;eacute;t&amp;eacute; 
satisfait de ce que j&amp;rsquo;ai appris. Cette soif de compr&amp;eacute;hension, c&amp;rsquo;est 
aussi une volont&amp;eacute; de me comprendre moi-m&amp;ecirc;me. De m&amp;ecirc;me que je ne me 
suis int&amp;eacute;ress&amp;eacute; &amp;agrave; la psychologie qu&amp;rsquo;au moment o&amp;ugrave; j&amp;rsquo;ai voulu savoir 
ce qui se passait dans mon cerveau, autant je ne me suis int&amp;eacute;ress&amp;eacute; 
&amp;agrave; la biologie qu&amp;rsquo;au moment o&amp;ugrave; je me suis d&amp;eacute;chir&amp;eacute; un ligament au 
pied gauche. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs ce ligament qui m&amp;rsquo;immobilise et 
qui m&amp;rsquo;oblige, mais sans regrets, &amp;agrave; rester avec vous un moment. J&amp;rsquo;ai 
longtemps pens&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;eacute;crire ma propre Encyclop&amp;eacute;die. En effet, quoi 
de mieux pour apprendre un maximum de chose que de se lancer dans la 
r&amp;eacute;daction du savoir absolu&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; Je me suis tout de suite int&amp;eacute;ress&amp;eacute; 
au Livre. Ce qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;y racontait &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur, le secret qu&amp;rsquo;il 
livrait, mais aussi sa beaut&amp;eacute;, son esth&amp;eacute;tisme, sa souplesse (je n&amp;rsquo;aime 
d&amp;rsquo;ailleurs pas les livres avec des couvertures en carton plus r&amp;eacute;sistant), 
mais aussi l&amp;rsquo;image du lecteur. Le lecteur apprend, d&amp;eacute;couvre, et le 
fait qu&amp;rsquo;il lise m&amp;rsquo;a toujours fait ressentir un profond respect envers 
lui. Le lecteur, c&amp;rsquo;est le savant, l&amp;rsquo;homme civilis&amp;eacute; qui se cultive 
et qui entretient sa civilisation. C&amp;rsquo;est probablement aussi pour cela 
que j&amp;rsquo;ai commenc&amp;eacute; &amp;agrave; lire. Mais il y a une chose qui d&amp;eacute;passe le 
lecteur, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;auteur. Le lecteur d&amp;eacute;pend de l&amp;rsquo;auteur, mais 
un auteur sans lecteur n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;un pauvre fou qui un bout de papier 
avec une plume. Mais si on existe dans ces deux formes, alors on assure 
la continuit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;esp&amp;egrave;ce&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; L&amp;rsquo;auteur, c&amp;rsquo;est aussi 
celui qui a quelque chose &amp;agrave; dire. Le fait d&amp;rsquo;&amp;eacute;crire procure un certain 
respect &amp;eacute;galement. Mais au-del&amp;agrave; ce cela, il y a une volont&amp;eacute; certaine 
de s&amp;rsquo;exprimer, de partager, et d&amp;rsquo;enfin faire appara&amp;icirc;tre dans le 
monde r&amp;eacute;el ce qui existe dans l&amp;rsquo;univers de mon esprit &amp;ndash; univers, 
car je me refuse &amp;agrave; croire que le monde mat&amp;eacute;riel est plus grand que 
celui de l&amp;rsquo;esprit. J&amp;rsquo;en suis d&amp;rsquo;ailleurs la preuve. Destin&amp;eacute; &amp;agrave; 
passer un mois avec le pied dans le pl&amp;acirc;tre, mon esprit n&amp;rsquo;a quant 
&amp;agrave; lui jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; aussi volatile, aussi stimul&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; J&amp;rsquo;ai longtemps tent&amp;eacute; de 
d&amp;eacute;crire l&amp;rsquo;immensit&amp;eacute; de mon esprit. J&amp;rsquo;ai essay&amp;eacute; de montrer comment 
il &amp;eacute;tait structur&amp;eacute;, comment il &amp;eacute;voluait, quelle en &amp;eacute;tait la m&amp;eacute;t&amp;eacute;o. 
Mais &amp;agrave; chaque fois, j&amp;rsquo;abandonnais, car je me d&amp;eacute;couvrais au fur et 
&amp;agrave; mesure et je me suis rendu compte que j&amp;rsquo;&amp;eacute;tais moi-m&amp;ecirc;me un territoire 
inexplor&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; J&amp;rsquo;ai voulu &amp;agrave; une &amp;eacute;poque 
avoir un carnet dans lequel je notais simplement tout ce que j&amp;rsquo;apprenais. 
J&amp;rsquo;avais un &amp;laquo;&amp;nbsp;microscope&amp;nbsp;&amp;raquo; de mauvaise qualit&amp;eacute; avec lequel je faisais 
des exp&amp;eacute;riences sur des insectes que j&amp;rsquo;avais attrap&amp;eacute;s et que je 
torturais ensuite sous la lentille pour voir ce qu&amp;rsquo;il y avait &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur. 
Mais je n&amp;rsquo;ai finalement pas appris grand-chose. Je me suis interess&amp;eacute; 
&amp;agrave; plusieurs domaines &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque &amp;ndash; je devais avoir 8 ou 10 ans. 
L&amp;rsquo;informatique, la biologie, la litt&amp;eacute;rature, l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectronique, la 
chimie,&amp;hellip; Mais je n&amp;rsquo;avais pas la m&amp;eacute;thode, et mes echecs &amp;agrave; progresser 
dans mes recherches m&amp;rsquo;ont frustr&amp;eacute;s. Puis, j&amp;rsquo;ai vu que tout ce travail 
avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; fait&amp;nbsp;depuis longtemps&amp;nbsp;! Tout ce que je voulais apprendre 
figurait dans des livres, dans des manuels. Mais si c&amp;rsquo;est d&amp;eacute;j&amp;agrave; fait, 
et si, par-dessus le march&amp;eacute;, on apprend ce que je tente de d&amp;eacute;couvrir 
dans des &amp;eacute;coles, alors &amp;agrave; quoi bon avancer&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; Car j&amp;rsquo;ai un ego qui d&amp;eacute;passe 
tout limite. Si d&amp;rsquo;autres personnes ont compris ce que je cherche, 
si ils l&amp;rsquo;ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; trouv&amp;eacute;, alors je me pousse &amp;agrave; chercher quelquechose 
d&amp;rsquo;encore plus abstrait, d&amp;rsquo;encore plus flou, ou il n&amp;rsquo;y a nulle 
v&amp;eacute;rit&amp;eacute;s, nulle limites, et o&amp;ugrave; je pourrais faire l&amp;rsquo;apanage d&amp;rsquo;une 
science de la non-science. La philosophie.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; J&amp;rsquo;appr&amp;eacute;cie beaucoup Hegel 
quand il &amp;eacute;crit son &amp;eacute;pist&amp;eacute;mologie de la philosophie (la Ph&amp;eacute;nom&amp;eacute;nologie 
de l&amp;rsquo;Esprit), mais tant que je reste dans le rationalisme, je marche 
sur un chemin que quelqu&amp;rsquo;un a d&amp;eacute;j&amp;agrave; trac&amp;eacute;. Pour aller au-del&amp;agrave;, 
alors je dois parcourir des si&amp;egrave;cles de recherche et de choses que d&amp;rsquo;autres 
personnes ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; faites avant moi. C&amp;rsquo;est la terrible frustration 
de l&amp;rsquo;enfant-Dieu.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; Bien s&amp;ucirc;r, j&amp;rsquo;ai appris &amp;agrave; 
passer outre ces consid&amp;eacute;rations, et &amp;agrave; ne pas m&amp;rsquo;enfermer dans une 
situation o&amp;ugrave;, finalement, la seule fa&amp;ccedil;on pour moi d&amp;rsquo;arriver &amp;agrave; mes 
fins aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; de cr&amp;eacute;er th&amp;eacute;ologie. C&amp;rsquo;est cela que j&amp;rsquo;aime dans 
le travail du romancier, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;il est Dieu. Il a le contr&amp;ocirc;le 
total sur tout,&amp;nbsp;l&amp;rsquo;artiste en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral &amp;eacute;galement, et rien ne lui &amp;eacute;chappe. 
C&amp;rsquo;est pour cela que j&amp;rsquo;aime tant la cr&amp;eacute;ation artistique, pour tout 
refaire &amp;agrave; mon image. Pour explorer l&amp;rsquo;infinit&amp;eacute; de mon esprit.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; J&amp;rsquo;ai eu de nombreux projets 
artistiques, principalement litt&amp;eacute;raires.&amp;nbsp; Mon premier texte, je 
l&amp;rsquo;ai &amp;eacute;crit quand je devais avoir huit ans. Ce texte racontait une 
petite histoire qui se passait dans la cour de r&amp;eacute;cr&amp;eacute;ation. J&amp;rsquo;en 
ai &amp;eacute;crit un second. Tous deux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; transform&amp;eacute; en boulette de 
papier et jet&amp;eacute;s aux oubliettes. En fait, j&amp;rsquo;avais honte d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre 
aussi expressif. Je ne pouvais pas faire lire cela &amp;agrave; qui que ce soit. 
Je l&amp;rsquo;ai donc d&amp;eacute;chir&amp;eacute;, et il m&amp;rsquo;a fallu dix ans pour pouvoir &amp;agrave; 
nouveau m&amp;rsquo;exprimer directement &amp;agrave; travers l&amp;rsquo;&amp;eacute;criture. C&amp;rsquo;est ce 
que j&amp;rsquo;appellerai la premi&amp;egrave;re phase.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; Dans cette premi&amp;egrave;re phase, 
j&amp;rsquo;ai &amp;eacute;crit successivement des histoires d&amp;rsquo;enfants, des po&amp;egrave;mes, 
des nouvelles fantastiques, romantiques, r&amp;eacute;alistes, de science-fiction, 
et un roman moderne. Je ne me souviens pas avoir termin&amp;eacute; un seul de 
ces travaux. C&amp;rsquo;est normal de manquer d&amp;rsquo;inspiration quand on utilise 
mille stratag&amp;egrave;mes pour m&amp;eacute;taphoriser autant que possible son ressenti&amp;nbsp;; 
A la fin, on ne parle plus de soi&amp;nbsp;; et l&amp;rsquo;enfant-Dieu ne peut pas parler 
d&amp;rsquo;autre chose que de lui-m&amp;ecirc;me. D&amp;rsquo;ailleurs, ici, je me parle de 
moi &amp;agrave; moi-m&amp;ecirc;me &amp;ndash; admirez l&amp;rsquo;allit&amp;eacute;ration des &amp;laquo;&amp;nbsp;m&amp;nbsp;&amp;raquo;. J&amp;rsquo;ai pris 
conscience qu&amp;rsquo;en r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, &amp;eacute;crire, c&amp;rsquo;est une discussion avec un 
seul intervenant. Mais j&amp;rsquo;insiste sur le mot discussion, parce que 
je parle en m&amp;rsquo;entendant parler, je me d&amp;eacute;couvre une seconde fois en 
voyant les lettres se dessiner, et je me trouve, &amp;agrave; la fin, ravi d&amp;rsquo;avoir 
fait ma propre connaissance.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif&quot;&gt; &lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt; 
</content> 
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 <title>Le sport on s&#039;en foot, 1.</title> 
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 <modified>2008-04-22T21:45:25+02:00</modified> 
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 <created>2008-04-22T21:45:25+02:00</created> 
 <summary type="text/plain"> 
  Le sport, on s&amp;rsquo;en foot  
 
 
 
 
 
 

 
 
 Je n&amp;rsquo;ai jamais &amp;eacute;t&amp;eacute;
un grand amateur de sport, aussi bien comme activit&amp;eacute; que comme
divertissement. ...</summary> 
 <author> 
  
 <name>iron</name> 
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</author> 
<dc:subject>
Philosophie 
</dc:subject> 
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 &lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;
&lt;title&gt; Le sport, on s&amp;rsquo;en foot &lt;/title&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
 Je n&amp;rsquo;ai jamais &amp;eacute;t&amp;eacute;
un grand amateur de sport, aussi bien comme activit&amp;eacute; que comme
divertissement. Cependant, c&amp;rsquo;est un composant essentiel de notre
soci&amp;eacute;t&amp;eacute; et je ne peux l&amp;rsquo;ignorer comme si il n&amp;rsquo;avait
aucun int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour les autres. Tandis que les Jeux
Olympiques de P&amp;eacute;kin font d&amp;eacute;j&amp;agrave; pol&amp;eacute;mique
plusieurs mois avant l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;egrave;nement, j&amp;rsquo;ai d&amp;eacute;cid&amp;eacute;
de tenter de comprendre le &amp;laquo;&amp;nbsp;ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne
sportif&amp;nbsp;&amp;raquo;. Il me fallait d&amp;rsquo;abord savoir de quoi je
parlais exactement, ensuite de tenter de comprendre le sport dans sa
globalit&amp;eacute;, de ne n&amp;eacute;gliger aucun de ses aspects, aucun
de ses impacts.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Je commencerais
trivialement, avec l&amp;rsquo;origine du mot &lt;em&gt;sport&lt;/em&gt;. Le mot vient du
vieux fran&amp;ccedil;ais &lt;em&gt;desport&lt;/em&gt; qui signifie un plaisir physique
ou de l&amp;rsquo;esprit. Progressivement, il ne s&amp;rsquo;agira plus que de
divertissement physique. Cette d&amp;eacute;finition est excessivement
vaste pour notre recherche. Si le Littr&amp;eacute; ou le Robert
acceptent ce genre de d&amp;eacute;finition, nous recherchons une
d&amp;eacute;finition plus cibl&amp;eacute;e sur notre &amp;eacute;poque. Il
faudrait plut&amp;ocirc;t chercher &amp;agrave; savoir ce que signifie le mot
&lt;em&gt;sport&lt;/em&gt; pour les humains du XXIe si&amp;egrave;cle.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Selon cette d&amp;eacute;finition,
finalement, tout activit&amp;eacute; physique qui soit cr&amp;eacute;atrice
de plaisir est sport. Mais, aujourd&amp;rsquo;hui, on ne parle plus de sport,
mais des sports. On reconna&amp;icirc;t diff&amp;eacute;rentes disciplines,
avec un certain respect ou non. Malheureusement pour les &amp;eacute;cossais,
le lancer de tronc d&amp;rsquo;arbre ne fait pas le poids face au football ou
au tennis. Il est donc question de &lt;em&gt;disciplines&lt;/em&gt;. Je reviendrai
sur ce mot plus tard &amp;eacute;galement. La reconnaissance d&amp;rsquo;une
discipline sportive, c&amp;rsquo;est aussi savoir qui joue, et dans quelles
circonstances. On ne pr&amp;ecirc;tera attention aux performances d&amp;rsquo;une
personne que si il est reconnu pour sa fonction de sportif.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Il faut ensuite voir de
quelle fa&amp;ccedil;on ont utilise le sport actuellement. Au-del&amp;agrave;
de la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d&amp;rsquo;entretenir son corps, il y a un
int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour la communaut&amp;eacute; dans le sport
lorsqu&amp;rsquo;un membre de celle-ci est reconnu pour ce qu&amp;rsquo;il fait, et
peut d&amp;eacute;fier une autre communaut&amp;eacute;. Nous verrons ici
comment cela se traduit au XXe et XXIe si&amp;egrave;cle.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
 Aujourd&amp;rsquo;hui, le sport
est aussi le dernier moyen pour l&amp;rsquo;homme moderne d&amp;rsquo;entretenir son
corps. Cette n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; donne au sport une inviolabilit&amp;eacute;
par rapport &amp;agrave; tous ses d&amp;eacute;tracteurs. J&amp;rsquo;aimerais
retenir votre attention sur le mot discipline sportive. La
discipline, c&amp;rsquo;est avant tout un ensemble de r&amp;egrave;gles, un mode
de vie, une certaine coh&amp;eacute;sion &amp;agrave; observer. Tout comme il
faut prendre soin de soi ou respecter la loi, il faut respecter les
r&amp;egrave;gles du jeu. C&amp;rsquo;est un jeu, nous avons tendance &amp;agrave;
l&amp;rsquo;oublier. C&amp;rsquo;est justement l&amp;rsquo;aspect ludique du sport qui en
fait son innocence. Mais le jeu n&amp;rsquo;est plus lorsque la cam&amp;eacute;ra
est devant le joueur. Cela devient une discipline, et lui un mod&amp;egrave;le
&amp;agrave; suivre. Tachons de mieux comprendre cette situation.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
A suivre.&amp;nbsp;
&lt;/p&gt; 
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 <id>tag:www.echosdunet.org,2008-04-19:7903</id>
 <title>Nouvelles acquisitions</title> 
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 <modified>2008-04-19T21:18:43+02:00</modified> 
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 <created>2008-04-19T21:18:43+02:00</created> 
 <summary type="text/plain"> 
  
 
 
 
 

 
 
Ca va barder... 
 
 
Dictionnaire de philosophie Larousse
 
 
Michel ONFRAY, Trait&amp;eacute; 
d&#039;ath&amp;eacute;ologie 
 
 
Michel ONFRAY,  Le ventre des
philosophes ...</summary> 
 <author> 
  
 <name>iron</name> 
 <url>http://iron.echosblogs.org</url> 
</author> 
<dc:subject>
Général 
</dc:subject> 
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&lt;title&gt;&lt;/title&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Ca va barder... 
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Dictionnaire de philosophie Larousse
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Michel ONFRAY, Trait&amp;eacute;&lt;u&gt;
d&#039;ath&amp;eacute;ologie&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Michel ONFRAY, &lt;u&gt;Le ventre des
philosophes&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Friedrich NIETZSCHE, &lt;u&gt; Ainsi parlait
Zarathoustra&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Friedrich NIETZSCHE, &lt;u&gt;Par del&amp;agrave;
le Bien et le Mal&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Sigmund FREUD, &lt;u&gt;Introduction &amp;agrave;
la psychanalyse&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Michel FOUCAULT, &lt;u&gt;Histoire de la
sexualit&amp;eacute; T1&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Michel FOUCAULT, &lt;u&gt;Histoire de la
sexualit&amp;eacute; T2&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Michel FOUCAULT, &lt;u&gt;Histoire de la
sexualit&amp;eacute; T3&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
MERLEAU-PONTY, &lt;u&gt;Ph&amp;eacute;nom&amp;eacute;nologie
de la perception&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Jean-Paul SARTRE, &lt;u&gt;Questions de
m&amp;eacute;thode&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Jean-Paul SARTRE, &lt;u&gt;L&#039;&amp;Ecirc;tre et le
N&amp;eacute;ant&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
HUSSERL, &lt;u&gt;Id&amp;eacute;es directives
pour une ph&amp;eacute;nom&amp;eacute;nologie&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;
Immanuel KANT, &lt;u&gt;Critique de la raison
pure&lt;/u&gt;
&lt;/p&gt; 
</content> 
</entry> 
 
 <entry> 
 <id>tag:www.echosdunet.org,2008-04-16:7886</id>
 <title>A propos de... Alain Badiou &quot;Le Siècle&quot; 2</title> 
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 <modified>2008-04-16T15:17:23+02:00</modified> 
 <issued>2008-04-16T15:17:23+02:00</issued> 
 <created>2008-04-16T15:17:23+02:00</created> 
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&amp;nbsp;Cette  passion du r&amp;eacute;el  dont parle Badiou est selon lui au dessus du Bien et du Mal, est au dessus de toute morale. Elle l&#039;est car la morale n&#039;est que la trace d&#039;un monde ...</summary> 
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Philosophie 
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 &lt;p&gt;
&amp;nbsp;Cette &lt;em&gt;passion du r&amp;eacute;el&lt;/em&gt; dont parle Badiou est selon lui au dessus du Bien et du Mal, est au dessus de toute morale. Elle l&#039;est car la morale n&#039;est que la trace d&#039;un monde r&amp;eacute;volu. Je suis d&#039;accord avec cette affirmation, qui me rappelle Hegel. En efet, la morale &amp;eacute;volue lentement, elle est modifi&amp;eacute;e par l&#039;&amp;eacute;volution du r&amp;eacute;el, mais n&#039;est pas directement effective. Combien de temps a-t-il fallu pour que le droit de vote des femmes soit respect&amp;eacute; par les hommes apr&amp;egrave;s la l&amp;eacute;gif&amp;eacute;ration ? La morale est profondement conservatrice, et on peut se demander &amp;agrave; quoi elle sert, quel est son r&amp;ocirc;le et son origine. Cette question sera pos&amp;eacute;e plus tard.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;Vient alors une id&amp;eacute;e int&amp;eacute;ressante. Depuis la fin du petit XXe si&amp;egrave;cle, qui s&#039;est termin&amp;eacute; avec la fin de l&#039;URSS, nous sommes pass&amp;eacute;s de la subjectivation du r&amp;eacute;el, de la certitude de devoir agir sur le r&amp;eacute;el, &amp;agrave; l&#039;acceptation de la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;. Badiou souligne que r&amp;eacute;el est r&amp;eacute;alit&amp;eacute; ne sont pas synonymes. La r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, c&#039;est un semblant de r&amp;eacute;el. Il nomme ce comportement le nihilisme passif. La r&amp;eacute;alit&amp;eacute; serait une repr&amp;eacute;sentation du r&amp;eacute;el. On peut voir, il est vrai, que si on accepte le r&amp;eacute;el, on accepte en fait l&#039;image que l&#039;on s&#039;en fait, l&#039;image qu&#039;on veut bien lui donner. Selon Badiou, le r&amp;eacute;el est insaisissable. Vient alors le concept de nature humaine. Il faut accepter un certain comportement humain, ou l&#039;id&amp;eacute;e que l&#039;on se fait de l&#039;Homme. Violent, cupide, ego&amp;iuml;ste, etc. Une sorte de cynisme s&#039;installe, qui paralyse l&#039;ensemble de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Il dira aussi plus loin, et ici on ne peut lui faire que des &amp;eacute;loges, qu&#039;&amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; on dit que le monde avance a une vitesse incroyable, on ne voit rien avanc&amp;eacute;. Car si nous acceptons la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, si nous ne tentons plus d&#039;agir sur le r&amp;eacute;el, et si nous gardons pour vrai la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; d&#039;apr&amp;egrave;s la guerre froide comme mod&amp;egrave;le absolu de toute soci&amp;eacute;t&amp;eacute; humaine, alors nous stagnons. Et c&#039;est ce que nous faisons. L&#039;humanit&amp;eacute; est d&amp;eacute;prim&amp;eacute;e. Elle ne progresse plus. Bien entendu, il y a le progr&amp;egrave;s scientifique, qui est l&#039;alibi de tous ceux qui veulent croire &amp;agrave; un progr&amp;egrave;s humain &amp;agrave; travers la science uniquement, mais il ne suffit pas &amp;agrave; faire &amp;eacute;voluer l&#039;humain, et il le fait probablement regresser.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;Selon Badiou, le XXe, c&#039;est le si&amp;egrave;cle de la recherche de l&#039;homme nouveau. L&#039;antagonisme s&#039;op&amp;egrave;re ici, avec, d&#039;un cot&amp;eacute;, le fascisme qui pr&amp;ocirc;ne la restauration d&#039;un mod&amp;egrave;le ancien, et de l&#039;autre, le communisme, qui pr&amp;ocirc;ne une cr&amp;eacute;ation nouvelle issue de la fusion du Deux en Un. Cet homme nouveau doit se lib&amp;eacute;rer de plusieurs choses. Premi&amp;egrave;rement la famille. La famille repr&amp;eacute;sentait le droit du sang, le despotisme, et l&#039;autorit&amp;eacute; des parents, repr&amp;eacute;sentants l&#039;homme ancien. On peut voir qu&#039;aujourd&#039;hui, l&#039;&amp;eacute;chec est complet. La famille redevient un &amp;eacute;lement d&amp;eacute;cisif dans la vie des gens, les jeunes s&#039;y attachent de plus en plus. Il y avait ensuite l&#039;argent, la propri&amp;eacute;t&amp;eacute;. Il n&#039;y a qu&#039;&amp;agrave; voir le discours du candidat Sarko &amp;quot;&lt;em&gt;travailler plus pour gagner plus&lt;/em&gt;&amp;quot; pour voir o&amp;ugrave; on en est. Et enfin, le despotisme &amp;eacute;tatique, le refus de la d&amp;eacute;mocratie bourgeoise. Aujourd&#039;hui, le devoir de citoyen au regard de l&#039;Etat est primordial. L&#039;&amp;eacute;chec est total. 
&lt;/p&gt; 
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 <id>tag:www.echosdunet.org,2008-04-14:7877</id>
 <title>A propos de... Alain Badiou &quot;Le Siècle&quot; 1</title> 
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 <modified>2008-04-14T20:52:26+02:00</modified> 
 <issued>2008-04-14T20:52:26+02:00</issued> 
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&amp;nbsp;J&#039;ai r&amp;eacute;cemment lu le livre d&#039;Alain Badiou,  Le si&amp;egrave;cle , et j&#039;aimerais vous faire part ici de quelques r&amp;eacute;flexions suite &amp;agrave; cette lecture. Ceci en est la ...</summary> 
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 &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;
&amp;nbsp;J&#039;ai r&amp;eacute;cemment lu le livre d&#039;Alain Badiou, &lt;u&gt;Le si&amp;egrave;cle&lt;/u&gt;, et j&#039;aimerais vous faire part ici de quelques r&amp;eacute;flexions suite &amp;agrave; cette lecture. Ceci en est la premi&amp;egrave;re partie.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;
&amp;nbsp;Il fallait d&#039;abord d&amp;eacute;finir ce qu&#039;&amp;eacute;tait le XXe si&amp;egrave;cle, savoir quand il commen&amp;ccedil;ait r&amp;eacute;. Badiou en conclut qu&#039;il commence en 1917 et se finit dans les ann&amp;eacute;es 1980. Le &amp;quot;petit&amp;quot; si&amp;egrave;cle, comme il dit. Il va contre l&#039;id&amp;eacute;e que le XXe &amp;eacute;tait le si&amp;egrave;cle des id&amp;eacute;ologies. Pour lui, c&#039;est avant le si&amp;egrave;cle de l&#039;antagonisme. Fascisme et communisme, Etats-Unis et URSS, tr&amp;egrave;s riches et tr&amp;egrave;s pauvres, ainsi de suite. Arretons nous ici quelques instants. Est-il bien raisonnable de d&amp;eacute;finir un si&amp;eacute;cle ? Badiou le disait lui m&amp;ecirc;me, le r&amp;eacute;el est insaisissable, il ne se repr&amp;eacute;sente pas, il &lt;em&gt;se&lt;/em&gt; pr&amp;eacute;sente. D&amp;egrave;s lors, comment r&amp;eacute;sumer septante ans d&#039;histoire par un seul mot ? Ensuite, pourquoi vouloir le d&amp;eacute;finir ?&amp;nbsp; Est-il vraiment n&amp;eacute;cessaire de tenter de saisir le si&amp;egrave;cle dans son enti&amp;egrave;ret&amp;eacute;, alors qu&#039;&amp;agrave; chaque d&amp;eacute;cennie, qu&#039;&amp;agrave; chaque ann&amp;eacute;e, il pr&amp;eacute;sente un visage diff&amp;eacute;rent ? Il parle d&#039;antagonisme, mais ce n&#039;est pas le seul si&amp;egrave;cle a avoir connu un puissant antagonisme. Le XIXe si&amp;egrave;cle n&#039;est-il pas celui de la bourgeoisie nationale et du prol&amp;eacute;tariat international ? Le XVIIIe n&#039;est-il pas celui de la bourgeoisie naissante et de la noblesse en France et dans bien d&#039;autres pays ? Car nous n&#039;avons pas encore parl&amp;eacute; du si&amp;egrave;cle de chaque pays. Le XXe a cela d&#039;avantageux pour le philosophe qu&#039;on peut unilat&amp;eacute;raliser la ligne du temps gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la mondialisation, et de faire d&#039;un r&amp;eacute;alit&amp;eacute; la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; de tous, car on ne peut plus voir un pays independament des autres - et encore, si on s&#039;en tient &amp;agrave; la macro&amp;eacute;conomie. C&#039;est ce qui m&#039;a toujours d&amp;eacute;&amp;ccedil;u chez tous les philosophes qui se muaient en historien.
&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;
&amp;nbsp;Un autre point qui me d&amp;eacute;range chez lui, c&#039;est qu&#039;il utilise des po&amp;egrave;tes ou des dramaturges pour d&amp;eacute;velloper une question qui d&amp;eacute;passe totalement l&#039;oeuvre d&#039;un artiste pr&amp;eacute;cis. Non pas que je crache sur Breton ou Mandelstam, mais que leur art ne repr&amp;eacute;sente que leur r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, qu&#039;il est compliqu&amp;eacute; de mettre sur un pied d&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; un po&amp;egrave;te russe et un &amp;eacute;crivain fran&amp;ccedil;ais.
&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;
&amp;nbsp;Par contre, l&amp;agrave; o&amp;ugrave; il est int&amp;eacute;ressant, c&#039;est quand il parle d&#039;un d&amp;eacute;bat qui a anim&amp;eacute; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; chinoise. Si on d&amp;eacute;fend que le Deux fusionne en Un, cela veut-il dire que l&#039;on est r&amp;eacute;volutionnaire ? Si on d&amp;eacute;fend que le Un se divise en Deux, est-on r&amp;eacute;actionnaire ? On parlait ici des classes sociales. Si on admet apr&amp;egrave;s la r&amp;eacute;volution que le Deux a fusionn&amp;eacute;, alors que les classes sociales sont encores effectives, c&#039;est ne pas reconna&amp;icirc;tre le r&amp;eacute;el, et donc voir la vieille soci&amp;eacute;t&amp;eacute; comme la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; sans classe.
&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;
&amp;nbsp;Un se divise en Deux, Deux fusionne en Un... Cette notion n&#039;est plus valable aujourd&#039;hui, et cela Badiou l&#039;admet lui-m&amp;ecirc;me. Depuis la chute du mur de Berlin, l&#039;antagonisme s&#039;est dissip&amp;eacute;, la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; s&#039;est fragment&amp;eacute;e, le r&amp;eacute;el n&#039;est plus le m&amp;ecirc;me. C&#039;est le XXIe si&amp;egrave;cle. En outre, il utilise un terme qui me trouble. Passion du r&amp;eacute;el. J&#039;ai du mal &amp;agrave; le comprendre. Subjectivation du r&amp;eacute;el ? Je ne le sais. 
&lt;/p&gt; 
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